L'Empire..du bout des rêves..te dira.. Crève !

L'Empire..du bout des rêves..te dira.. Crève !
T'as la pétasse, la morve croulante et le sang gelé..pis t'as dégorgé l'empire de tes cauchemars sur des lambeaux de papiers..amère enfifré ! t'voilà blême et exempt de toute beauté..l'anastylose achevée, v'là la rumeur, la calice et son ardeur..v'là tes cauchemars et leurs rites sacrés, te v'là giclé ad patres sur l'acmé fangeuse et échauffée de tes petits rictus vespéraux, d'ces infâmes gargouilles qui te font bisquer, de ces anges étiques qui dansent étrangement et pis qui finissent par s'arrêter..s'extirper les yeux, les veines et leur flot de pensées cancéreuses..ravager de leurs larmes nébuleuses les plus infimes parties de leurs ailes..pendus à leurs rêves, attendant que le malin vienne les dérober..v'là la panique, les sens galvanisés..la bave qui s'agite..et qu'on finit par jeter..l'empire qui s'effrite, qui trépide de tout son long et tu frémis ! si c'était toi ! c'te sale bout de chair fruste..toi ! qui avait ébréché les images dégueulasses qui se tapissaient loin de tout ça..pis qu'ont finit par s'emparer de tes doigts..Elles ! et leurs entrailles gâtées..sales souillures haletantes au souffle pernicieux..qui dégage de sales avatars..v'là, la mandragore dans ton café, le silence terrifiant de ces sombres lunes..qui cachent les portes de ton empire..sur le point de te dépiauter..ta petite croix faisandée pas dirimante pour un rêve coloré..et te déposer..te ligaturer les doigts..et en faire des fuites de sang qui viendront effarer des lecteurs perdus..à commencer par toi et ta misérable vue..v'là le maître de céans ! la trachée béante et la voix assourdie..te v'là chez toi, dans ton empire ! des millions d'encablures pour un même cauchemar, des cicérones agenouillés, suppliant d'être décapités..rassemblant les membres épars d'anciens touristes..tu foires, tu fourres tes doigts dégueulasses dans cette immonde bouche..tu vas les chercher..ces immondes pensées, à même le cerveau ! tu les choppes, les dégurgites et tu gueules..une bête, v'là ce que t'es..une bête débile qui finit par décliner..pis sent son empire s'écrouler..la rumeur et cette cacophonie exhaler le doux parfum de la vie..

Te v'là dans ton lit, les rais d'un soleil bienveillant éclatant tes yeux embués..respire ! éponge ta bave ! te voilà ranimé..

Immortel95

Photo : http://death-chicks.deviantart.com/
# Posté le samedi 28 juin 2008 06:02

Elles arrivent..

Elles arrivent..
Pis d'main c'est la fête de la mélodie, de ses bruits assourdissants et leurs ondulations euphoriques..le bain crémeux qui décape..qui décrasse ces images qui claquent..ces bourdonnements de l'âme ! t'sens pas ? ces effluves nauséeuses qui se tarissent, cet air, cette goulée de senteurs sucrées..si gouleyante que ça te consume le palais..la salive pénétrée de ce graillon..qui finit sa course contre cette sensation..tu sens tes petites entrailles parler, embaumer et pis déposer ton corps sur la tendresse cotonneuse du soleil et de ses rayons..tu peux bien ausculter les palpitations affolées de ton avenir, t'es plus qu'une fiente qui se polarise sur la chaleur apaisante du béton..un félon qui vient de violer son orientation..et qui s'en gargarise..s'en gargarise à en noyer ses poumons..un fluide corrodant jaillissant dans une petite gorge apeurée, un vortex envoûtant...pis un amour à t'en exploser le coeur, assez de bonheur pour laisser dans ta rigidité une gueule aux anges..
carillonne..tu les veux ! ce tourbillon d'instants enluminés, ces éclairs..ces foudroiements dans tes petits soucis récalcitrants..qui veulent pas se faire la malle..alors même que ton corps est contaminé jusqu'à la bave par cette alacrité..complètement nue, offrant ses formes gourmandes à ton corps calciné par ces trop longs mois de labeur..cette masse alourdie qui s'élance, usant de ses dernières forces, pour venir s'échouer..sur une plage saturée. Pis tout ça a pas d'importance, c'qui faut, c'est oublier..se dépatouiller pour s'incruster dans cette horde grouillante de masses similaires..prêtes à se marcher sur la gueule pour accaparer une part de l'enchantement..de ce soleil qui crame tes pores comme tes petits soucis..de ce sable qu'est plus qu'un tas de braisettes..

Et pis, t'sais même plus qui t'es..
C'bout de chair fait pour l'aimer..Elle..ta fée..ta muse..Celle sans qui les mots n'auraient jamais été..que des petites taches sans substance..dont la quintessence eût été un glaviot sur un bout de papier..

Immortel95

Photo : http://muszka.deviantart.com/
# Posté le vendredi 20 juin 2008 21:01

T'en rencontres tous les jours..à moins qu'on te rencontre..

T'en rencontres tous les jours..à moins qu'on te rencontre..
Ces êtres de passage dont la présence est un crasseux émétique, ces bêtes glaireuses dont l'existence irrite..ces colombins ! ces riens qui d'un geste vous évitent, vous agonissent et vous écartèlent tout entier..pis tout ça pour y placer un bout pourri et empuanti de fatuité..qui bourlingue à travers votre petite voix chevrotante..petit venimeux ! tranche putréfiée de gredin de mes deux ! solide comme un roc !..ce ravissement sirupeux plein les mains..De ta démarche altière, tu viendras me tendre la main..pis..Immo ! que tu lui diras..et pis qu'il te répondra..Et ?..s'il savait..ce que sa suffisance engendrera..Et ?..!..et ce qui me retient de te dissoudre dans cette minute d'onctueux raptus ? La prison et son antre glacial, la sodomie subite et ses douleurs infernales..pis qu'on m'empêche de pouvoir me délecter de ton petit corps..de ses râles graisseux..pis sa tendre carcasse convulsionnée..la salive qui bout et pis qui s'échappe en vapeur de cette bouche qu'est plus qu'une cloque de chair liquéfiée..de laquelle naît un infime supplice..pathétique dans ces marmites sanguines qui se frayent un passage dans tes petites gencives qui s'effritent à perte de jet...c'est pas à la douleur que je voulais t'initier, c'est à l'effroi de la quitter..t'sais, quand ses éclats foudroyants s'appliquent sur ta conscience et qu'tu découvres que quand t'as mal..c'est qu'ta petite vie espère encore dans ton sang..qu'il a plus de valeur pour toi que ta pisse..Mec!..ton petit air endimanché et ta cravate immaculée t'ont pas aidé..il a fallu que tu sortes de la mistoufle..tu t'es dit que cette engeance paierait..qu'tu connais pas encore le plan, mais t'en ressens déjà les effets..t'seras intraitable, pragmatique comme un rasoir sur une peau innocente..tu seras plus jamais le même, tu la sentis..l'agueusie, l'insomnie..tes artères débordantes d'acrimonie..trisser, j'vois pas d'autre expédient pour cette saloperie..Crapule verruqueuse ! dont l'égo est une affluence de pus..qu'on avale à la paille si on est bordé de guigne et qu'on se trouve entre leurs pattes épineuses..qui te filent le mal de suffisance..quand tu finis par voguer sur leurs paroles mortifiantes ! dardées sur ta gueule avec une telle violence..qui finie béante et oblige ton âme à s'accroupir..bien docilement..éludant le regard maudit de ce galapiat, de cet être abject ! faut pas se leurrer..glorifié, installé avec ses grands diplômes et son autorité sur son petit piédestal..sur lequel t'iras te fracasser..tu seras plus qu'une insipide écume..et ses bulles acidulées..

Immortel95

Photo : http://sharadhaksar.deviantart.com/
# Posté le jeudi 12 juin 2008 21:01
Modifié le vendredi 13 juin 2008 05:42

On en trouve toujours un peu dans nos petits ventres.

On en trouve toujours un peu dans nos petits ventres.
T'sais, ces petites images térébrantes et leur bacchanale..qui soufflent aux yeux peu irisés leur petit vacarme.. pis dans un tourbillon démentiel..ta voix, tes petits pigments, la cadence de tes pas..pis dans ce torrent pas adamantin pour un coup de rein..tes loques, ta respiration, ton regard..tes vaisseaux coronaires se couvrent d'étain..t'es plus qu'un miroir ambulant qui accapare les préjugés..seulement..dis-leur, tonne c'que tu voudrais qu'ils voient..que ta petite peau étiolée aspire encore à s'engouffrer dans les délices de ces amours endiablées..pis que ton sac de pigments a pas été négocié..que ta p'tite membrane a jamais fait de mal..que ta connerie dépasse les frontières..et pis dis-leur que tes bourrelets n'ont jamais pu parler..qu'une fois repus de tes appas, c'est au son de ta voix qu'ils pourront se rassurer..que ces dissolus soient informés, ton p'tit cul ne sert pas uniquement à être admiré....que leurs dithyrambes insufflés par cet immonde cloaque qui emmure encore leur salive arrachent de sales oraisons..la nuit ! la nuit..on nage tous dans la même fange, on vagabonde..on entend bien ses petits organes se rasséréner..vient alors le petit moment où tu te mets à prendre dans tes petites narines la pulvérulence de tes petits soucis..qui finissent comme toi, étalés sur ton lit..et pis qui deviennent un long tunnel qui croît..que tu finis par apercevoir et pis à ne plus voir.. pis c'qui restera quand ton corps voudra plus d'toi, c'est la profondeur de ton regard..prêt à convier l'assemblée qui se tiendra devant toi à un rendez-vous tout à fait spécial, le dévoilement de ton âme. T'sais, les époques détiennent leur amas de jugements hâtifs, faisandés et apaisants qui charroient des masses fourmillantes de cloportes..pis des cloportes gros comme des poings..que tu te prends en pleine face quand ton corps est jugé en lieu et place de ton esprit, réduit à s'empourprer un peu plus chaque nuit.. faut pas croire !..non ! y'a des gens bons..loin de tout ça.. les préjugés ? connais pas.. et pis qui défèquent..comme si de rien était..au détour d'un trottoir..leur petit préjugé fumant..le chien s'écarte même pour aller souiller le macadam un peu plus loin..! Des gens biens sous tout rapport, qui envoient des petits dons..en soulignant leurs noms..des fions !!! utiles, mais pestilentiels !..

Immortel95.

Photo : http://lithp.deviantart.com/
# Posté le vendredi 06 juin 2008 11:29
Modifié le vendredi 06 juin 2008 19:19

T'y crois à ta petite retraite, enfoiré. Alors qu'eux n'attendent que de pouvoir la décaler.

T'y crois à ta petite retraite, enfoiré. Alors qu'eux n'attendent que de pouvoir la décaler.
Pis ce déferlement de p'tits vers parégoriques qui amadouent tes p'tites douleurs..fruits infectes de cet avenir ceint par la peur..et si tu passais le restant de tes maigres jours à sentir ton sang..remonter ces tuyaux oxydés..louvoyer dans tes petits ulcères étriqués..!!..et pis la retraite sera devenue une petite image de cul qu'on aime à cacher sous son oreiller..qu'on sort dans le plus impérieux silence, qui circonvient notre pénis jusqu'à l'ultime moment..ce brassage enfiévré qui t'entraîne dans le rêve..! qui transbahute véhémentement ce corps inféodé à ses petits plaisirs..t'es plus que le maître de tes petites mains vacillantes.. Ces arcanes grands ouverts dans lesquels tu te noies..les suffocations comme autant de petites terreurs que ton pénis reçoit. V'là ce que sera devenue la retraite, un résidu d'espoir dont les remugles finiront par guigner tes petits endormissements pour mieux les foudroyer.
Les années déroulent le tapis de tes frustrations..faut choisir mon pote.! l'avenir appartient à ceux qui l'enculent assez tôt..!!!! et pis pour les autres, on va marner, s'échiner à crever le plus tôt possible, pour éviter de subir la sournoise commisération de ceux qui ont pu..qui avaient encore le temps de finir de cotiser..et pis encore..assez pour ne pas s'étouffer dans leur misère quand viendra l'heure de recouvrer leur liberté.
Pis t'auras cette bave suintant de ces lèvres harassées pendant que ces gredins finiront de se faire gaver par un système qu'ils auront bien pris soin de museler..sont pas tous comme ça..c'pas faux, mais t'en auras bien assez pour se repaître de ce qu'on t'aura volé.
Petits enfoirés, ils nous auront eus. Et pis compte pas sur ta canne corrodée pour te venger..toi et ta petite gageure..tremper ce petit biscuit dans ton petit thé sans que tes petites trémulations n'aspergent ton petit pull..

Bordel !
Immortel ! tu ne devrais pas être au boulot ?

Immortel95

Photo : http://noirfeu.deviantart.com
# Posté le vendredi 30 mai 2008 21:19
Modifié le mercredi 04 juin 2008 16:42